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Camille ESCUDERO

Résidence scolaire 2016-2017
Lycée Agro-environnemental Le Breuil s/ Couze

Le travail en résidence

« recouvrer la noblesse  punk  du « do it yourself ».  Jouer avec,  et se jouer  des outils pré-formatés, pré-cadrés avec ce que cela suppose d’abandon aux accidents de  la lumière. Jouer et se jouer des matières qui peuvent obstruer la vue, et  transfigurer ce qu’on aime appeler le réel.  Revisiter,  le « corps-caméra » comme réceptacle « sismographique » de ce qu’il capture : image libérée de son statut d’archive,  de propagande culturelle. Image comme pulsation du « vaincu », pour reprendre terminologie de Walter Benjamin. à l’heure où selfies, gifs et autres youtubeurs deviennent les référents visuels  d’usage, échanger, et  co-construire  les élèves, des pensées et des objets qui viendraient interroger, creuser et retourner ces usages contemporains de l’image en mouvement et ce , en traversant les enjeux  de la chaîne opératoire vidéographique :  repérage , capture, montage , diffusion. »
Pour le travail de création, des collaborations associant la parole avec Charles Pennequin, et le son avec Christine Webster enrichissent cette recherche.

Blog sur la résidence de l'artiste

https://videoformeslebreuil.tumblr.com/

Biographie

Vit  et travaille à Lille et Bruxelles

La pratique vidéographique  comme modus vivendi  s’est invitée  par un chemin buissonnier (préparation d’un ciné-concert-performance à la Cité Mommen de Bruxelles)  pour fuir la surenchère d’images  et la rapidité de leur circulation qui caractérise la petite modernité occidentale. Reprendre la route sensible de l’œil et plus globalement du corps : où choisit-il se s’attarder et  de rompre le flux général ? Sortir du cercle infernal : posséder une image, et être possédée par elle.

L’œil est là, la vision aussi. La démocratisation des outils de capture, de montage et de diffusion, rend possible  ce retour à une dimension « foraine » et « bricoleuse » pour la conception d’un objet cinématique. Ne pas chercher à imiter avec ces petits outils les grandeurs de l’industrie cinématographique, mais au contraire, explorer des formes « vieilles » mais non vieillies  ( un certain cinéma expérimental –pictural), des formes actuelles (la « caméra cachée », l’auto-film par webcam) mais aussi faire jouer des temporalités et des plasticités spatiales (haïkus urbains, superpositions d’images dans des performances cinématiques live)  pour faire émerger une pensée (et non une idée) du sens et du non-sens: des éclats de réel réagencés pour dire un éclat poético-métaphysique.