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VIDEOBAR #50 : PIERRE LEVCHIN

VIDEOBAR #50


VIDEOFORMES présente
BALCONY
Hommage à PHILIP GLASS

De PIERRE LEVCHIN
31 janvier 2018

Videobar : Mercredi 31 janvier 2018 | 18h30 > 22h

Exposition : Jeudi 1er février > Samedi 3 février 2018 | 18h30 > 22h

GALERIE DE L’ART DU TEMPS / CHAPELLE DE L’ORATOIRE
14 rue de l’Oratoire, Clermont-Ferrand

BALCONY
Installation multimédia
Image et scénographie : Pierre Levchin
Sur Music in Twelve Parts de Philip Glass

L’oraison chimérique
C’est parce que nous sommes là – semble nous dire Pierre Levchin -, dans le vivant d’une représentation toujours en mouvement que nous nommons communément le présent, que notre existence ne relève en fait de cette illusoire quotidienneté (et la révèle !) que parce qu’elle suggère à contrario un ailleurs obscurément familier qui nous échappe et même nous fuit. A moins que nous nous persuadions de nous être un jour à jamais perdu à travers le temps incompté de l’ivresse de cet espace vécu mais fixe dans sa trompeuse et infinie expansion. Image et son ne feraient qu’un et ne serait alors que dystopie qui se refuse à nous reconnaître la moindre légitimité.
Levchin et Glass nous projettent dans un temps qui nous a précédé forcément de toute éternité et où nous sommes aujourd’hui ontologiquement dans l’impossibilité de nous situer comme de nous abstraire parce que nous existons enfin à travers lui, à travers ses images hypnotiques sans autre objet que leur propre présence injustifiée, inacceptable, insurpassable. Cette virtualité transgressive nous précède et nous poursuit, nous possède et nous expulse de notre être propre. Nous nous y retrouvons enfin extérieurs à nous mêmes, sans but, obstinément résolus à ne rien laisser paraître de cette fuite en avant qui s’exténue en repentirs et sans cesse renait des ses effondrements successifs. Nous réalisons enfin, comme Yannis Ritsos dans Le chef d’oeuvre monstrueux, que « le mouvement perpétuel traverse l’immobilité ». Un perpetuum mobile dont l’exponentielle autosuffisance écrit sa finitude sur cet horizon qui nous observe à travers cette psalmodie de l’oubli. L’homme ne serait en conséquence pas autre chose que cette « divine absence à lui-même » suggérée par Paul Valéry et mise en espace par les lignes de fuite de Pierre Levchin.

Roland Duclos.

Pierre Levchin

Nourri par l’univers du spectacle, Pierre Levchin, artiste, a su mettre ses atouts de technicien au service de la création pluridisciplinaire. Sa passion est de traduire la couleur des images et du son grâce aux technologies.

Tour à tour chargé de production, régisseur son, régisseur plateau, régisseur général, éclairagiste et vidéaste, il utilise l’ensemble de ses compétences pour créer des scénographies singulières dans le monde du théâtre, de la danse, du lyrisme, de la musique et des installations contemporaines.
Le maniement des logiciels comme outils de création devient plus que nécessaire, notamment pour la préparation des images et leurs diffusions. Son trousseau s’étoffe alors d’Adobe, Davinci Resolve, Fusion et Millumin. Attentif à l’énergie qui émane des rencontres, il croit en la magie des oeuvres plurielles.

Plus d’informations : http://dersuzala.com/